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Cholécystite aiguë

 

Comprendre La cholécystite aiguë :

 

La cholécystite aiguë est une forte inflammation de la vésicule biliaire. Cette pathologie, de nature infectieuse, est le plus souvent liée à la présence de calculs (ou "lithiase vésiculaire") dans la vésicule.

Comment se déclenche la cholécystite aiguë ?

Sorte de réservoir accolé au foie, la vésicule stocke la bile fabriquée par celui-ci. Lors de la digestion, la vésicule se contracte pour éjecter dans l’intestin la bile qu’elle contient, utile à la digestion des graisses et à l’absorption des vitamines.

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Si la vésicule contient des calculs, ils peuvent se déplacer pendant l’expulsion de la bile. Il arrive alors qu’ils obstruent le canal d’évacuation vésiculaire (ou "canal cystique"), provoquant une douleur appelée colique hépatique

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C’est ce qu’il advint au chef gaulois Abraracourcix dans « le bouclier arverne »

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Lorsque le canal cystique reste bouché, la colique se complique d’une inflammation de la vésicule : c’est la cholécystite aiguë.

Quel est le traitement de la cholécystite aiguë ?

Le traitement médical comprend les antibiotiques. Le traitement chirurgical est la cholécystectomie. Il doit être envisagé dans les 48 premières heures et au plus tard dans les 5 premiers jours. On a en effet montré qu'attendre le « refroidissement » (c’est-à-dire l’effet du traitement par antibiotiques) de la cholécystite aiguë conduisait à une morbidité accrue par rapport à une intervention dès le début de la poussée aiguë. La cholécystectomie peut être réalisée par cœlioscopie ou par laparotomie.

Le traitement chirurgical est le seul qui guérit vraiment le patient. Il consiste à enlever la vésicule biliaire et à vérifier l’absence de calcul dans les voies biliaire. On peut donc utiliser deux méthodes chirurgicales différentes :

  • l’ablation de la vésicule biliaire par cœlioscopie (mini incisions abdominales permettant d'introduire une caméra pour visualiser le champ opératoire et des instruments pour réaliser l’intervention). Le patient doit être informé d'un risque de conversion en laparotomie. C’est la technique privilégiée. En effet, les suites opératoires sont simples, l’hospitalisation et la convalescence sont souvent courtes.
  • l’intervention chirurgicale par laparotomie (ouverture large de la paroi abdominale, sous les côtes) est parfois nécessaire dans les cas plus graves. La durée d’hospitalisation et la convalescence sont alors plus longues.

Quelles sont les complications possibles de l'intervention?

Comme dans toute opération il existe un risque de saignement, de lésions du système biliaire, de l'intestin ou des vaisseaux qui justifieent une surveillance étroite et parfois une ré intervention. S’il craint une complication, le chirurgien peut décider éventuellement de réopérer par sécurité.

Après la cholécystectomie :

L’hospitalisation est courte. La sortie peut, dans certains cas, être autorisée le soir même et sinon le lendemain ou les jours suivant l'intervention.

La convalescence et la durée d’incapacité de travail ou sportive sont assez courtes. Elles sont bien sûr un peu plus longues en cas d’ « ouverture » (laparotomie) ou  de complications.

Après l’intervention, il n’est pas nécessaire de suivre un régime ou un traitement particulier. En dehors de la période postopératoire, aucune surveillance n’est nécessaire.

Visionner une cholécystectomie par voie cœlioscopique :

 (Vidéo rendue publique, réalisée ni par nos soins, ni dans notre établissement. Nous remercions son auteur)

http://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=XDO5cMzLQt8#t=241